Practical people

Publié le par Sandra

    Les Anglais sont vraiment trop forts, ils inventent un objet (qui a dit "gadget", dans le fond ?) pour tout. Ca donne des résultats variés.
    Dans sa version utile : le chariot à mémé. J'étais tout à l'heure en train de fumer une cigarette sur le trottoir, très pentu devant chez nous, quand j'ai vu passer une petite dame remontant la pente d'un air impérial au volant d'un petit chariot, façon auto-tamponneuse customisée, avec dans un panier ce qui semblait être ses courses de la journée. Je m'incline vraiment devant le génie anglais, parce qu'à Paris nous habitions sur la Montagne-Sainte-Geneviève qui, en matière de rues pentues, se pose un peu là et les quelques vieilles dames que j'ai vues faire leurs courses faisaient vraiment peine à voir. Je frémis à l'idée de ce que devaient manger (ou pas) celles que je ne voyais pas parce qu'elles avaient renoncé à braver leur arthrite pour s'attaquer à la rue Lacépède.
    Dans sa version vraiment ridicule, le même génie anglais produit ce parangon de l'utilité quotidienne, cet indispensable que tout Anglais (qui n'est ni un Ecossais déguisé, ni un Américain exilé) inclut dans son trousseau à l'heure où il quitte le domicile parental pour se lancer à l'assaut du vaste monde, serein à la pensée qu'il est protégé des vicissitudes de la vie par son .... (roulement de tambour) lanceur de balle pour chien ! Et oui, vous êtes Anglais, donc vous avez un chien, logique, non ? Vous avez un chien, vous lui faites faire de l'exercice pour ne pas être cruel à son égard en le laissant chez vous à son triste rôle de pékinois d'ornement qui mastique vos chaussures avec entrain et choisit invariablement le canapé pour vomir les jours de mélancolie. Toujours aussi logique. Pour lui faire faire de l'exercice, et comme vous n'êtes pas bien sûr, et que vous ne voulez pas savoir, où se trouve le périnée de Bijou (pardon, Jewel), vous renoncez à lui faire suivre l'exemple de notre révéré président, vous achetez une balle de tennis, vous prenez Hannibal, Princess ou whatever en laisse d'une main, la balle de l'autre et vous l'emmenez au parc du coin dont les pelouses sont spécialement prévues à cet effet.
    Et là, c'est le drame. Parce que quand vous lui lancez la balle, il vous la ramène, ce con de  chien ! Et il vous faut la ramasser. Comment, vous baisser, exercer un autre muscle de votre auguste anatomie que votre périnée, toucher la balle qui s'est trouvée dans la gueule du clebs, effleurer une micro particule de boue, peut-être ? My goodness! Vous n'y pensez pas ! Ergo, le lanceur de balle pour chien.
    Ils ont tous ça. Selon les variations de mon humeur, soit j'adore, je souris d'un air amusé en me disant "Sacrés vieux Anglais !" dans mon for intérieur, soit je me dis que non vraiment, avec 30 % de leur population de moins de dix huit ans vivant en-dessous du seuil de pauvreté, le lance-balle, c'était vraiment l'urgence, non, il faut avoir le sens des priorités, quoi ! Pourquoi pas faire un vrai système de santé, aussi ?

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virg 26/01/2009 10:58

hello, chez nous c'est plat mais on voit regulierement passer ces especes de scooters,il y a meme un petit vieux avec un bonnet sur la tete surmonte d'un casque a velo (dangereux la vistesse!) et le cote non pratical = pourquoi il n'y a pas de chasse d'eau simple sur laquelle on appuie qu'une fois et aussi pourquoi pas de mitigeurs ?? enfin entre autres choses mysterieuses ...!

Sandra 26/01/2009 12:40


"pourquoi il n'y a pas de chasse d'eau simple sur laquelle on appuie qu'une fois et aussi pourquoi pas de mitigeurs ?" Ah la la, Virg, c'est des grandes questions existentielles, ça. Le domaine
sanitaires/plomberie/eau chaude mériterait en effet une encyclopédie à lui tout seul;-). Dans le même genre, pourquoi n'y a-t-il jamais de rideau de douche sur leur baignoire ?