Chien des mers du sud

Publié le par Sandra

   Dans la série zoophile, et j'emploie ce mot dans le but unique et facétieux de désappointer les internautes coquins qui atterrissent sur ce blog après avoir tapé sur google "zoophile" pour découvrir à leur grande consternation, j'imagine, un article sur le délit de mutilation de poulets, ou plutôt dans la série cynophile (commencée ici et ), m'est venu aux oreilles ces derniers temps une preuve de plus que les Anglais sont fous/ont beaucoup d'humour/adorent leurs chiens plus que leurs héritiers.
    Avec divers membres de ma famille qui ont tous un intérêt plus ou moins fanatique pour la mer, nous étions il y a quelques temps en train de baver devant les combinaisons de planche et autres vestes de quart présentées dans la vitrine d'un shipchandler de l'Île de Wight. Mon attention a été attirée par la présence dans ladite vitrine d'un gilet de sauvetage pour chien mais pas, comme la recherche d'un cadeau de naissance pour le fils d'une amie adepte du yachting m'en avait fait une obsession, de gilet de sauvetage pour bébé. Nous remarquons l'étrange objet, nous nous gaussons comme de bien entendu tout en nous restreignant un peu sur le cliché xénophobe en raison de la présence d'une autochtone francophone parmi nous (OK, elle n'arrive pas encore bien à suivre quand la conversation atteint son pic de la troisième bouteille de rouge, mais "Ils sont cons ces Anglais", je pense qu'elle aurait capté) mais nous pointons quand même l'absurdité de la chose.
    L., ladite autochtone, nous raconte alors qu'un jour où elle était en bateau avec son chien, elle a été arrêtée par les coastguards qui lui ont signalé qu'il était obligatoire de prévoir un gilet pour Dollie ou Bonny Prince Charlie quand vous les emmeniez à bord. Je rétorquai que c'était un peu paradoxal car, à ma connaissance, aucun règlement ne s'appliquait aux bébés et aux gilets de sauvetage. L., de son plus bel air pince-sans-rire, m'a alors arrêtée et m'a dit que les bébés, pff, ça n'était rien, mais les chiens ...

Publié dans Dear old England

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