Panacée alchimique

Publié le par Sandra

   Dans la série "les grands esprits se rencontrent", j'ai découvert/redécouvert un mot anglais qui est identique à sa version française. Ce mot est apparu dans mon paysage récent via la série de très bon goût musical Docteur House (You can't always get what you want, des Stones, Teardrop, de Massive Attack, le prélude de la Suite pour violoncelle BWV 1007 de Bach (oui, the suite pour violoncelle), Highway to Hell, de AC/DC*) que je vous conseille au passage et est réapparu, par une de ces coïncidences fun qui font croire à certains créationnistes qu'un intelligent alien manipule la vie terrestre, dans l'excellent livre de Scott Lynch, Red seas under red skies, que je vous recommande tout autant et qui devrait faire l'objet d'un post dans la catégorie Best books ever, dès que j'aurai appris à me bouger les fesses.
    Ce mot mystérieux, donc, est bésoar/bezoar et désigne d'après le TLFI "une concrétion pierreuse qui se forme dans le corps de certains animaux et à laquelle on attribuait autrefois des propriétés curatives et des vertus magiques". Notamment, le très peu apétissant machin était considéré comme un antidote pour tous types de poison. L'étymologie sent bon les mystères de l'Orient puisque le mot vient du persan via l'arabe et il ne manque plus qu'une ocurrence dans un traité alchimique rédigé en lingua ignota par la bande à Hildegarde de Bingen** pour que Dan Brown et Kate Mosse se disputent les droits sur ce mot.
    En attendant de guérir mes cors au pied grâce à des bézoars de dragon, je vous souhaite le bonsoir en musique.


* J'en connais un qui doit piétiner d'exultation. Il se reconnaîtra.
** Les amateurs d'Oswald Croll, qui sont à l'heure actuelle au nombre de deux, moi comprise, et qui se reconnaîtront, me feront peut-être remarquer que j'ai bien dû traduire ce mot dans le Traité des signatures. Si c'est le cas, soit, j'avais oublié.

Publié dans Le bazar des langues

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