On est toujours le Belge de quelqu'un

Publié le par Sandra

    Lors d'une discussion avec mes aimables consœurs traductrices de Bristol, discussion qui a eu lieu le week-end dernier au café Arnolfini, qui fait du fort bon café (c'est rare) et vend pour une somme modique des gâteaux polenta-citron (yuck) et des "pains au chocolate" (en franglais dans le texte), lors d'une discussion avec des consœurs, dis-je, nous nous sommes retrouvées je ne sais comment à parler des blagues de Belges en France et à expliquer à une Polonaise, qui, pour autant que je sache, n'en prend pas au petit déjeuner, et à une Italienne le principe des blagues de Belges et de l'échantillonage national typique dans les blagues en France (un Anglais, un Français et un Belge). C'est comme ça que j'ai appris qu'apparemment en Italie, c'était un Français, un Italien et un Allemand, où l'Allemand fait le Belge. Malheureusement, la traductrice allemande était déjà partie et à l'heure où nous mettons sous presse, il nous est impossible de vous faire part de sa réaction ou de vous dire qui est le Belge des Allemands. D'aimables membres de notre lectorat pourront peut-être nous renseigner sur le sujet. Quant aux Polonais, leur Anglais/Français/ressortissant d'un pays étranger-intelligent-mais-pas-autant-que-nous est un Allemand, si je ne me trompe (ce qui peut sembler paradoxal, quand on y réfléchit) et leur Belge, beaucoup moins surprenant, est un Russe.

    Où l'on voit qu'on ne prête pas toujours la stupidité à ses ennemis historiques et qu'à l'occasion, on peut se mélanger les pinceaux sur ses adversaires objectifs. Ils sont sympas, les Belges, après tout.

Publié dans Lost in translation

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