Edito

  • : My Perfide Albion home
  • : My Perfide Albion home est un blog créé à l'occasion de mon installation à Bristol. On y trouvera donc des pensées plus ou moins inspirées sur les différences entre la Grande Bretagne et la France, sur les problèmes de traduction, puisque c'est mon métier, et sur mes tribulations gastronomiques et culinaires au pays des spam fritters et de la deep fried mars bar.
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Bristol

Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 15:13

    J'ai découvert il y a quelques temps l'existence du verre bleu, inventé au XVIIIe dans la bonne ville de Bristol, devenu une spécialité locale. Je voulais depuis aller voir de plus près ce qu'il en était. L'occasion m'a été fournie quand M. de Melun (ou M. de Massillargues-Atuech, ça a plus de gueule) est venue nous rendre visite.

    Le magasin-atelier-entrepôt de Bedminster de Bristol Blue Glass SW Bedminster présente des choses magnifiques et l'occasion d'observer du verre en train d'être soufflé. Nous avons pu assister à la fabrication d'un verre vert à pied transparent (ils ont trois couleurs : bleu outremer, "cranberry" et vert sapin) avec toutes les explications des deux souffleurs présents à ce moment-là. La charmante responsable du magasin nous a servi un thé et nous a gentiment prêté la brochure en français (avec peu de fautes de traduction, pour une fois).

blue_and_clear_regency_carafe_set01__64943_thumb.jpg Image Bristol Blue Glass SW

    La qualité artisanale a son prix et nous avons dû être très fortes dans notre tête pour ne pas nous ruiner mais il y a des chances qu'un certain nombre de cadeaux de Noël à venir ait la caractéristique couleur outremer bien connue dans les îles britanniques.

Par Sandra - Publié dans : Bristol
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Dimanche 3 juillet 2011 7 03 /07 /Juil /2011 15:36

    Après un long silence, dû à ma charge de travail* depuis février et au fait que, fatalement, plus je vis ici, moins la britannitude ambiante m'est exotique, je reviens au clavier, après être revenue de France, parce qu'un des grands plaisirs de la vie à Bristol, c'est qu'on n'y est pas seulement dans une Angleterre charmante mais stéréotypale. Au hasard d'une discussion avec un voisin, nous avons appris que se tenait hier, comme tous les premiers samedis de juillet depuis 1967, le carnaval caraïbe de Saint Paul.

StPaulsCarnival.jpg

    L, éminente Anglaise de Vannes, m'avait parlé de la population caraïbe de Bristol qui fait de la ville un hotspot pour acheter des mangues. Les coiffes façon carioca se trémoussant vers Portland Square ne furent donc pas complètement une surprise. Tout au plus, un paradoxe britannique de plus m'a fait sourire : au pays des règlementations health & safety parfois vraiment pusillanimes, 80 000 personnes se promenaient gentiment dans les rues, buvant force bière, fumant force plantes à l'odeur d'herbes de Provence, dévorant du poulet grillé dans des barils barbecues de fortune, tout cela à trois centimètres de zombies de moins de douze ans, eux-mêmes collés aux sound systems poussés au maximum.

    Ce qu'on ne voit pas sur les images**, c'est le côté très bristollien de la manifestation, associatif, mélangé, multi-communautaire dans le meilleur sens du terme. En vrac, dans la petite partie que nous avons pu voir, des élèves (blancs, majoritairement) d'un collège du secteur déguisés en zombies, le portrait de Bob Marley en peinture sur soie arboré par le rickshaw qui portait les bafles des danseuses ci-dessus, les petites danseuses en pyjama brodé du cortège de l'association chinoise de Bristol, la banière d'une association de troisième âge, les instits portant, sourire aux lèvres, la banderole identifiant leur école primaire fièrement représentée par une troupe de CE2 déguisés en abeilles, encore capables malgré la chaleur et la fatigue de se remémorer la chorégraphie préparée...

    Même si nous étions peu conscients de cet aspect quand nous avons choisi de nous installer ici (quoique les graffitis de la commune autoproclamée de la People's Republic of Stokes Croft nous aient vaguement mis la puce à l'oreille), l'ambiance et le principe de ce carnaval font partie de ce qui fait de Bristol une ville selon mon cœur.

    Ça et le restau marocain de St Nick's Market, Al Bab Mansour, Pie Minister, juste en face, le libanais qui vient d'ouvrir à côté et le restau-traiteur portugais qui s'est installé entre un (vrai) fromager et the Bristol Sausage Shop. Ben oui, on ne se refait pas, la bouffe, c'est important.

 

* Je ne me plains pas, je dis juste que quand vos journées sont occupées à trouver quel slogan vous allez bien pouvoir inventer, parce que coller au texte-source américain et mettre "Faites péter la choucroute" dans une pub pour un salon de coiffure censément tendance ça va pas le faire, eh bien, sans parler de burn out créatif quand même, il ne reste plus trop d'espace de cerveau disponible pour rédiger des sornettes sur la surmortalité masculine dans certains quartiers de Glasgow, due à la consommation pathologique de pork scratchings (non, cet article-là, vous ne l'aurez jamais).

** trouvées sur le site de la BBC et sur anorak.co.uk

Par Sandra - Publié dans : Bristol
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 15:35

Edit 29 novembre 2010 :

À mon grand désespoir, j'ai constaté le mois dernier en essayant d'acheter du vin chez Nicolas Bristol pour une cheese and wine party, institution britannique s'il en est, que le magasin avait fermé. Depuis, c'est pain sec et bière à la maison. Snif.

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    Je suis tombée par hasard l'autre jour sur un magasin Nicolas dans Redland, alors que la retoucheuse chez qui je me rendais initialement juste en face m'avait demandé d'attendre le temps qu'elle pique quelques épingles dans l'ourlet du monsieur. Vous allez me dire, comme distraction pour passer le temps, aller dans un magasin de picole, c'est un peu pathétique ou peut-être "so Gallic", voire les deux. Et c'est vrai que d'abord, je me suis juste dit "ouf, un endroit où on vend du vrai vin", i.e. du vin français dans des bouteilles avec des vrais différences de terroir et tout et pas des rayonnages blindés de syrah à la provenance indéterminée mais vaguement "latine" vendu dans des briques Tetra Pak avec le petit trou pour la paille.

    J'entre donc, et là, bonheur, extase, je tombe sur, et je cite en vrac, du Sancerre, du Menetou Salon, du Pouilly Fumé, du Pouilly Fuissé, du Jurançon, du Monbazillac, du Meursault, de l'Arbois, du Gewurtzstraminer, j'en passe et des meilleurs. Bon les prix sont anglais, c'est-à-dire plus élevés qu'en France et parfois un peu étranges* mais c'est quand même bien agréable. Et c'est là que j'ai réalisé quelle chance j'avais d'être française. Bien sûr, il y a longtemps que j'ai réalisé ça, après tout, je suis mieux comme ça que née dans un bidonville au Bangladesh, mais c'est au moment de discuter avec le vendeur que j'ai réalisé une autre raison de considérer qu'être français est un vrai avantage dans la vie. Parce que le truc, c'est que moi, je sais prononcer correctement "Menetou Salon" et "Côteaux du Layon". Et que, réalisant que je suis Française et que sa prononciation ne fait pas le poids à côté de la mienne, le vendeur n'est pas énervé parce que je suis arrogante comme seule une Française sait l'être, que je la ramène et que Jeanne d'Arc méritait tout ce qui lui est arrivé***, non, il me dit "merci" en français dans le texte.

    Incroyablement bon pour le moral et ce, avant même d'avoir ouvert la bouteille, je tiens quand même à le souligner. La boutique est bien achalandée, les prix sont raisonnables, la bouteille de Côteaux du Layon à 9,99 £ était délicieuse. Ajoutons à ça que le vendeur ressemble à Jonathan Rhys Meyers dans Bend it like Beckham, ce qui ne gâche rien, et c'est l'adresse qui tue.

 

Nicolas Bristol

116 Coldharbour Road

Redland

Bristol BS6 7SL

Ouvert tous les jours

 

* Indice pour savoir que ce magasin est au Royaume-Uni, à part le fait que les prix sont en livres, je veux dire : le Muscadet était plus cher que le Sancerre et je doute que ce soit parce que les Anglais sont fans du Père noël est une ordure et d'huîtres**.

** Les vrais de vrai comprendront.

*** Je sais, il a peut-être pensé tout ça mais, petit exercice mental, faites la comparaison avec un Allemand qui corrigerait la prononciation de la vendeuse du magasin de chaussures sur le mot "Birkenstock". Convaincus ?

Par Sandra - Publié dans : Bristol
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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /Sep /2009 20:50
   Parce que Bristol est la ville de l'aéronautique en Grande Bretagne et celle du ballon, qu'il y a chaque été au mois d'août un festival du ballon, ça méritait bien un post. Parce que, comme des truffes, on a raté le festival, les photos sont chez Soulef sur le blog Amour de cuisine qui en prime donne plein de recettes de pâtisseries orientales qui ont l'air top.
    Et parce qu'ils sont trop forts, une vidéo des Monty Python en rapport avec le titre de ce post.

Par Sandra - Publié dans : Bristol
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 00:59
   Devant l'affligeante absence de ressources francophones en ligne sur les bonnes adresses bristolliennes, j'ai entrepris d'agir et j'ai l'honneur et l'avantage de vous présenter l'endroit où j'ai, à la faveur du passage à Bristol de divers copains et d'un peu de beau temps, quasiment élu domicile pendant ce mois d'août. Certains se sont demandé où j'étais, eh bien j'étais au Riverstation sur la terrasse au bord du floating harbour* en train de boire une ginger beer, au vrai goût de gingembre ou un jus de cranberry, en mangeant une meringue à la pistache ou un brownie aux noisettes devant le ponton privatif. Eh oui, on a la classe ou on ne l'a pas.
    Que j'ajoute au tableau que nous avons tenté, avec bonheur et avec Mag, la bouffe le soir dans la partie café (à l'étage, il y a un restau plus élaboré et plus cher), dans le trip fusion food avec chorizo, panna cotta et roquette, dans des canapés en cuir devant la baie vitrée donnant sur l'eau avec un petit photophore minimaliste sur la table et que les lavabos des toilettes sont incroyablement design et, selon les goûts, certains en perdront leurs lunettes de soleil de joie d'avoir trouvé leur adresse so cool, so chic à Bristol, tandis que d'autres seront persuadés qu'ils ont affaire ici à la dernière version en date de l'enfer bobo, à la sauce anglaise.
    Que je vous rassure, c'est étonnamment peu cher, le service, parfois un peu lent, est très chaleureux contrairement à certains endroits du Quai de Jemmapes et ils ont aussi de la bonne bière anglaise, dont, de la Gem. Enfin, histoire d'emporter la conviction des derniers indécis, Mr V. approuve totalement le lieu depuis qu'il a constaté que la musique dans les toilettes était du clavecin baroque et non du classique. Tout est dit.


*Sur la rive droite, à côté de Queen Square.

Par Sandra - Publié dans : Bristol
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