Edito

  • : My Perfide Albion home
  • : My Perfide Albion home est un blog créé à l'occasion de mon installation à Bristol. On y trouvera donc des pensées plus ou moins inspirées sur les différences entre la Grande Bretagne et la France, sur les problèmes de traduction, puisque c'est mon métier, et sur mes tribulations gastronomiques et culinaires au pays des spam fritters et de la deep fried mars bar.
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Où trouver quoi ?

Mercredi 17 avril 3 17 /04 /Avr 21:21

    Après une brève journée de printemps hier, nous replongeons dans l'hiver et la bourrasque est sur nous. Comme l'intégralité de la population d'Europe du nord, je n'en peux plus. Aussi, quand des citrons doux ou limettes nous sont arrivés par la poste du Var via le Pays de Retz (merci GG), j'ai déclaré que ce serait la fête du citron grâce à une adaptation maison du macaron de Manosque* découvert récemment et retro-engineeré comme j'ai pu (le réseau large comme le monde ne semble pas connaître l'animal).

 

Pour 12 bestiaux

3 œufs

75 g de sucre en poudre

2 c. à soupe de sucre de canne non raffiné type muscovado

100 g de poudre d'amandes

50 g de farine

le zeste de 2 limettes

le jus de 3 limettes

2 cuillères à café de sucre glace

1 pincée de sel

 

Préchauffer le four à 180°C.

Travailler à la spatule les jaunes avec le muscovado et les zestes rapés. Détendre avec deux cuillères à soupe de jus de citron doux.

Ajouter la poudre d'amandes, mélanger, puis incorporer la farine.

Détendre cette pâte avec deux autres cuillères à soupe de jus.

Battre les blancs en neige ferme avec la pincée de sel puis ajouter, en continuant de battre, le sucre en poudre. Battre encore 30 secondes puis vérifier la consistance : si l'appareil à meringue tient sans retomber dans une cuillère à soupe retournée, c'est bon.

Incorporer délicatement l'appareil à meringue dans la pâte.

Répartir dans des moules de 5-6 cm de diamètre (à bord lisse) style moules à muffins/à cupcakes.

Faire cuire 15 minutes four fermé puis 5 minutes porte du four ouverte.

Pendant que les gâteaux cuisent, préparer le glaçage : diluer le sucre glace dans le jus d'un citron doux.

Au sortir du four, décoller avec une lame de couteau les gâteaux du bord des moules et démouler sur une grille immédiatement.

Verser le glaçage sur les gâteaux encore chauds.

Manger une fois refroidi.

 

     Il est d'usage sur les blogs cuisine de conclure une recette par des proclamations dithyrambiques sur le goût, la texture et le parfum de ce qu'on vient de concocter. My Perfide Albion home n'étant PAS, repeat PAS, un blog cuisine, je m'abstiendrai tout en essayant de m'imaginer à Menton.

 

* Pas grand chose à voir avec ce qu'on vend en robes pastel chez Ladurée, si ce n'est les amandes. Il s'agit d'un gâteau à texture cake au centre et biscuit meringué autour, de la taille d'un muffin américain qui n'aurait pas levé.

Par Sandra - Publié dans : Qu'est-ce qu'on mange ?
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Mardi 26 mars 2 26 /03 /Mars 17:47

    En vérité, je vous le dis, nous vivons dans le vrai pays des droits de l'homme. Il y a quelques temps, la municipalité de la bonne ville de Leicester décida, comme c'est l'habitude des municipalités modernes, de creuser un parking. Comme tous ceux qui sont dans le business du parking dans le coin de la vieille Europe, elle avait le numéro de téléphone des chercheurs de l'université voisine au cas où les excavations mettraient au jour des vestiges archéologiques. À Leicester, on est à côté du site de la bataille où est mort Richard III et bingo, les ouvriers creusant le parking sont tombés sur un squelette présentant une méchante scoliose et le département d'histoire de l'University of Leicester a touché le jackpot.

   La suite, si on ne la connaît pas en détail, on l'imagine : fouilles préventives, examen ADN (les rois, particulièrement dans un pays qui est toujours une monarchie, ont une parentèle bien documentée) et c'est confirmé, il s'agit bien du bloody Richard. Après l'incontournable polémique où les habituels pisse-froid se demandent si c'est vraiment des recherches historiques importantes, tout ça, est-ce qu'on ne ferait pas mieux de dépenser nos sous à financer le nettoyage au karsher miniaturisé de calculs biliaires de mammouth par des docteurs magna cum laude, la majorité de la population se dit qu'on vit vraiment une époque formidable et que quand même, chapeau les historiens et tout le monde est content.

    Que nenni ! Un groupe de lointains parents du duc de Gloucester se nommant, ça ne s'invente pas, la Plantagenêt Alliance, proteste car le gouvernement britannique a autorisé l'enterrement de Dicky dans la cathédrale de Leicester sans consulter sa famille, ce qui constitue une violation du droit fondamental à la vie privée et à la vie de famille. Ceux qui seraient tentés de répondre "The bloody dog is dead, who cares?" feraient bien de se rappeler qu'on n'a pas du tout envie de se faire re-botter les fesses par la Cour européenne des droits de l'homme. Déjà, que sur le droit de vote des prisonniers, ou plutôt l'absence de droit de vote des prisonniers, on s'est fait rectifier... — Oui mais là c'est différent, c'est un roi, tu vois, alors il a plus de droits de l'homme. — Ah oui, tu as raison, même que si on couche avec sa femme, c'est la corde direct pour haute trahison. — Exactement ! Pareil pour tous les hommes ? Non, mais je te jure !

    Sinon, dans un pays qui interdit à un catholique d'être premier ministre et où il est normal de faire des "promotions mécréants" sur les œufs de Pâques*, l'élection du pape a occupé les esprits dans des proportions inimaginables : le Guardian (équivalent à la pelle de Libé) avait un widget fumée noire-fumée blanche sur son site web pour qu'on soit au courant immédiatement de qui héritait des chaussures rouges**. Je me suis même retrouvée à crier "Habemus papam" devant mon ordinateur, c'est dire.

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* Si vous achetez un œuf en chocolat aujourd'hui, c'est-à-dire pendant carême, chez The Coop, c'est moins cher. Par contre, après vendredi saint, c'est 50 % plus cher.

**Et on se demande pourquoi la papesse Jeanne était intéressée par le poste !

Par Sandra - Publié dans : Comment peut-on être anglais ?
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Jeudi 29 novembre 4 29 /11 /Nov 21:13

... l'autre œil, l'autre fesse et l'autre sein, itou, également*, merci bien.

    Malgré ce bulletin de santé rassurant pour ceux qui se demandaient où j'étais passée, il y a quelque fois des jours où je regrette la France.

    Comme toutes les femmes vous le diront, c'est une vérité éternelle de l'univers que tous les soutien-gorge meurent en même temps. Quelle que soit leur date d'achat, quel que soit le prix investi dans l'espoir de faire la nique à cette loi fondamentale du cosmos, leurs petites molécules de soutif arrivent à un état de déliquescence de la matière exactement au même moment et ce même s'ils ne sont pas tous stockés au même endroit**. Outre que je peine à convaincre MLAM que c'est un phénomène de synchronisation des particules à étudier d'urgence car il pourrait bien mener au secret de la téléportation quantique, cela signifie que j'ai dû me lancer dans un shopping de lingerie — ceux qui ont déjà la bave aux lèvres, merci de vous calmer, contrairement à ce que vendent les magazines féminins (et masculins), le shopping de lingerie est en général une corvée parce qu'amené de toute urgence par le phénomène de décrépitude soutifesque décrit plus haut — dans un shopping de lingerie, dis-je, en Angleterre. J'aime bien Easyjet mais l'aller-retour en avion dans la journée pour aller aux Galeries Lafayette, il y a des limites !

    Et là, c'est le drame. Pas plus tôt arrivée au rayon lingerie du House of Fraser local après avoir survécu à l'invasion du mauvais goût parmi le rayon robes de la saison des fêtes***, je tombe sur un rayon entier de soutien-gorge surrenbourrés de taille proprement fellinesque. Ceux qui me connaissent personnellement savent que si, comme tout un chacun, je n'hésite pas, en cas de canicule, à me rafraîchir dans les fontaines, je n'ai pas, pour parler vrai, le décolleté d'Anita Ekberg dans La Dolce Vita.

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    Une sueur froide commence à me prendre mais, n'ayant pas constaté une omniprésence de seins comme des obus partout dans les rues d'Albion, je me dis "pas de panique, c'est juste que je n'ai pas mes lunettes et que je ne juge pas bien à distance". Oh bonne mère, si seulement ! Je m'approche, je parcours méthodiquement les rayonnages : la norme était le bonnet DD, le minimum bonnet C et j'ai même vu des bonnets double F dont je croyais qu'on ne pouvait se les procurer qu'en magasin spécialisé. C'est simple, ma tête rentrait sans problème dans 90 % des bidules. S'il m'était venu l'idée de préserver mes délicats neurones du froid des piscines britanniques grâce à un renversant bonnet de bain en dentelle de Calais synthétique couleur chair, avec renforts latéraux en mousse qui plus est, j'avais trouvé le spot parfait: un modèle au hasard, un coup de ciseau entre les deux cups et j'étais équipée pour l'hiver. Princesse Tam Tam, même pas la peine d'y penser, même Calvin Klein marque réputée pour faire des petites brassières aériennes (c'est ce que dit la brochure, en tout cas), c'était limite le soutien-gorge d'allaitement. Quand enfin, j'ai réussi à dénicher un truc dont l'étiquette indiquait que c'était ma taille et qui n'était pas de cette indescriptible couleur mauve dont les anglo-saxons ont le secret, la forme était digne des années cinquante. Cachez ce sein que je ne saurais voir, indeed ! C'était si couvrant que ça dépasserait même d'un décolleté col claudine approuvé par le couvent des oiseaux et ils n'ont pas la réputation d'y déconner des masses avec les bonnes mœurs.

    Je tiens comme je peux en attendant le prochain voyage vers une mère patrie qui, elle, sait soutenir les mamelles de façon civilisée, mais pour l'arrogance citée en titre de ce billet, rien ne va plus.

    Pour me remettre de ces émotions mammaires, j'ai enfin booké un spa au Lido† de Bristol. Expérience infiniment british. Le cadre et le concept sont raffinés, c'est scrupuleusement propre mais le service est désastreux, même en plein cœur de Clifton††. M. de Mayotte sera ravie d'apprendre que depuis qu'ils ont leur propre ligne de produits, le savon proposé dans les douches sent délicatement la rose et le géranium et n'est plus détergent. La pudeur aussi est très britannique : pour les soins, on vous donne une culotte de grand-mère en papier††† et non un string comme en France, le massage se fait autant que possible par dessus un drap de bain léger (mais c'est bien agréable parce que ça tient chaud), l'esthéticienne sort de la pièce dès que les déplacements exposent un bout de peau habituellement couvert par un maillot de bain et l'impératif de la fesse rugueuse n'est pas catégorique au point d'inclure le postérieur dans les zones soumises à l'exfoliation. La température, enfin, était très britonne : eau de la piscine à 19°C, température extérieure en dessous de zéro.

    Mais le massage était bien agréable et il y a quelque chose d'infiniment satisfaisant à blobloter dans le jacuzzi extérieur en contemplant les sapins de Noël illuminés.

 

* In Marcelle de Boby Lapointe

** Je vous dis que j'ai fait une étude sérieuse.

*** Quiconque a vu un rayon entier de fourreaux volantés en satin polyester imprimé léopard sait de quoi je parle. Quiconque s'est déjà trouvé en Angleterre à la fin novembre début décembre, en fait.

† En anglais britannique, c'est le nom des piscines d'époque victorienne à ciel ouvert, rien à voir avec les plumes où je pense.

†† Pour les non connaisseurs de la géographie sociologique locale, une idée du style de quartier : dans la salle de relaxation, les magazines proposés étaient Good Housekeeping ("comment bien tenir sa maison" ou "la bonne maîtresse de maison") et le supplément Tatler 2013 des meilleures écoles privées du Royaume-Uni, où l'on apprend qu'il est moins cher d'envoyer sa fille en pension à Badmington School, comme Indira Gandhi, qu'au Cheltenham Ladies College (9500 £ par trimestre seulement). Et en sortant, j'ai croisé un homme en smoking et sa compagne en robe longue, se rendant manifestement à une Christmas party dans les environs.

††† Si c'est le même modèle pour les hommes, les esthéticien(ne)s méritent chaque penny de leur salaire.

Par Sandra - Publié dans : Ici là-bas
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Jeudi 31 mai 4 31 /05 /Mai 20:24

    Cette année, cela fait soixante ans que Sa Majesté est très gracieuse et never complains*, never explains. Il va sans dire que cela se fête. L'honorable auteuse de mes jours qui nous rendait visite ce week-end s'étonnait comme moi de l'inhabituel manque de réserve dans l'exhibition omniprésente de drapeaux nationaux. Et oui, paradoxe ultime, pour honorer cette icône de la britannitude qu'est la dame aux chapeaux **Elizabeth II greets NASA GSFC employees, May 8, 2007 edit

les Britanniques s'abandonnent à une exubérance que ne désavoueraient pas des républicains texans (On ne le leur dit pas bien sûr, ils seraient sinon obligés de se suicider rituellement pour américanisme involontaire).

    Mais ne soyons pas chienne, si la Reine vit à nos crochets, que sont quelques dizaines de livres de mes impôts, quand j'ai pu obtenir une réduction de 25 % spéciale jubilé de diamant sur le pantalon en lin que j'ai acheté chez The White Company ? En plus, pour que nous masses laborieuses puissions exprimer notre loyauté en nous esbaudissant sans craindre la poussière de la mine ni la fatigue du labour, on nous a accordé un jour férié spécial. Que demande le peuple ?*** Alors voilà, vautrons-nous dans le royalisme sentimental, achetons les gants Union Jack vendus par la fort bonne maison Dents et fêtons la Couronne britannique en sabrant le cordial de fleurs de sureau.

    Puisse Vishnou nous garder éternellement d'avoir le Prince Charles pour chef d'état ou à tout le moins faire que nous puissions encore longtemps répondre aux plaisantins téléphoniques qui se font passer pour Jacques Martin venu vous chanter la sérénade, pour Kermit la grenouille et occasionnellement pour le pape : "C'est ça, et moi je suis la reine d'Angleterre !".

 

* Quoique le coup de l'annus horribilis était un peu limite, mais la pauvre femme venait de vivre l'incendie de son château et qui ne se laisserait pas aller à grogner un peu quand la vile populace vous refuse les 37 millions de livres nécessaires aux travaux de réfection et que l'assureur ne répond plus au téléphone ?

** Les innombrables lecteurs qui s'interrogent sur la couleur des sanitaires de notre appartement n'ont qu'à se référer à ce gentil portrait de la souveraine.

*** Si le peuple est travailleur indépendant dans un secteur très internationalisé, il demande que tous les pays du monde fassent le bank holiday du jubilé pour pouvoir s'esbaudir sans craindre la tendinite de l'index cliqueur et la fatigue visuelle du formattage sous Word. Mais le peuple a dit qu'il décidait de ne pas être chienne, il paraît que c'est vulgaire.

† Évènements quasi quotidiens chez My Perfide Albion home.

Par Sandra - Publié dans : Dear old England
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Dimanche 4 mars 7 04 /03 /Mars 15:37

    Malgré le soin particulier que je mets à me tenir à l'écart des détails de la campagne électorale des présidentielles 2012, histoire d'éviter le triplé ulcère-crise cardiaque-internement d'office, je n'ai pu qu'entendre la dernière sortie de Claude Guéant sur le fait qu'accorder le droit de vote aux étrangers aux municipales risquerait d'ouvrir la porte à l'obligation de servir de la viande halal dans les cantines scolaires.

    La chose m'a inspiré trois réactions après l'inévitable chapelet de jurons :

1) L'enfant de la cantine (ce qui ne veut pas dire enfant de la misère) que je suis s'est rappelé immédiatement que dans les écoles de la République, on ne sert pas de viande le vendredi mais du poisson en souvenir de Notre Seigneur qui a souffert sur la croix pour racheter nos péchés — oh pardonnez-moi, j'avais oublié, c'est le pays de la laïcité*. Je sais que les acolytes du Guéant et d'autres me répondront que ce n'est pas pareil, celle-là, c'est NOTRE religion, donc c'est normal qu'elle soit dans NOS écoles, ce à quoi je répondrais, selon l'état de ma tension artérielle, que pardon, non, ce n'est pas MA religion et que c'est MON école autant que celle de Guéant** et que si la laïcité est universelle, elle n'est pas moins universelle pour certains que pour d'autres, ou bien par un rugissement inarticulé que ne renieraient pas les gorilles du zoo de Bristol.

2) En Grande Bretagne, les ressortissants des pays du Commonwealth ont le droit de vote à toutes les élections†, depuis 1949 si j'en crois Wikipedia. Ici aussi ils ont deux ou trois possesseurs d'araignée nationaliste au plafond, mais il y a fort à parier qu'ils ne se sont pas opposés à la mesure sous prétexte que les étrangers pourraient rendre obligatoire le chicken tikka masala dans les écoles. Trop contents d'arrêter enfin de refiler de la merde, pardon du yorkshire pudding, à leurs chères petites têtes blondes.

3) Avec Cameron & co au pouvoir, on risque pas mal de choses, mais au moins, on ne risque pas d'avoir notre équivalent de Guéant, car chacun sait que la rage a été totalement éradiquée des îles britanniques.

 

* Et ne me lancez pas sur le chapitre des aumôneries catholiques dans les écoles et lycées. La première fois que j'ai vu de près un col romain, c'était dans les couloirs du Lycée Jules Ferry (ô ironie de l'onomastique !).

** Je parierais un orteil que l'énergumène a été à l'école privée catholique.

† Les ressortissants de l'Union Européenne, eux, ne votent qu'aux élections locales, conformément aux engagements du Traité de Maastricht.

Par Sandra - Publié dans : Ici là-bas
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